aDsr - association Dyslexie suisse-romande

Les troubles d'apprentissage de la lecture et de l'orthographe

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Il y a une série de différences simples entre l'oral et l'écrit:

  • l'oral apparait vers 5-6 mois, et l'écrit vers 5-6 ans chez l'homme
  • l'oral s'apprend par immersion, l'écrit nécessite un apprentissage formel

Pour lire, il faut maîtriser plusieurs processus:

  • identifier les mots écrits
  • comprendre les relations entre les mots

et ainsi les difficultés de lecture peuvent avoir une origine résultant de chacun de ces deux processus.


La dyslexie est un trouble de l'identification de mots écrits, qui est toujours accompagné d'un trouble de la production de mots écrits.

L'orthographe est plus difficile que la lecture, en raison des asymétries entre les phonèmes et les graphèmes, et il y a de grande différences entres des langues où ces correspondances sont plutôt régulières (italien), ou fortement irrégulières (anglais).
Il est possible qu'avec l'habitude une représentation partielle du mot suffise à en reconnaître la totalité, mais cela n'est pas possible pour la production, et est souvent source d'erreur chez le dyslexique.

Il y a donc une difficulté chez le dyslexique à maîtriser les bases alphabétiques:

  • la lecture et l'orthographe sont plus ou moins fortement déficitaires
  • la lecture et l'orthographe de logatomes (pseudo-mots) sont particulièrement difficiles
  • les erreurs faites sont souvent phonologiquement plausibles

et une difficulté à maîtriser les formes orthographiques fonctionnelles:

  • si la lecture est relativement meilleure, l'orthographe est plus mauvaise
  • la lecture et l'orthographe de mots ambigus sont faibles
  • les erreurs faites sont souvent phonologiquement plausibles

mais il y a toutes sortes d'atteintes de degrés différents entre les différents enfants dys.


Le dyslexique manque de "conscience phonologique", de mémoire de travail dans ce domaine, et sa vitesse d'accès lexical est diminuée. Il n'y a pas de lien avec l'intelligence (QI).
On sait aussi que des déficits visuels, tactilo-kinesthésiques ou "cérébelleux" peuvent être associés à la dyslexie, sans être le rôle causal exclusif, et que des déficits auditifs, sensoriels ou de reconnaissance, peuvent aggraver le pronostic.

L'intervention doit ainsi être basée sur les seuls éléments dont l'action positive a été validée:

  • la phonologie et la maîtrise du code alphabétique
  • l'identification de mots écrits sous contrainte temporelle

On sait que ces prises en charge modifient la façon dont le cerveau traite l'information écrite, et c'est pourquoi on parle de rééducation.

Pour un enfant dys, apprendre une langue étrangère comme c'était à la mode il y a quelques années, par "immersion", était une méthode forcément inopérante, inefficace, puisqu'il n'apprenait pas à écrire sa langue maternelle, qui a du sens. La conversion phonème-graphème étant pour lui le point d'achoppement principal pour ses premiers apprentissages, si ceci n'était pas enseigné au début, ou que la langue étrangère est très variable, il n'y a que peu de chance de systématiser ses connaissances à l'écrit. (vw)

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Pour lire cette page en police Dyslexie de Christian Boer.