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DSM - IV (classification catégorielle)(internationale)

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Cette classification est très utilisée dans le milieu médical surtout psychiatrique. Le sous-titre de ce document est «Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux».
Cette classification est donc primairement focalisée sur les troubles mentaux, et les tentatives ont été très nombreuses de rapprocher les pathologies connues, de les classer en groupes, et les progrès ont été constants depuis 2 siècles en raison de la progression de nos connaissances cliniques.

La première tentative pour réunir des informations sur les maladies mentale eu lieu aux E-U. lors du recensement de 1840, avec une catégorie unique. En 1890 lors du recensement on a utilisé 7 catégories, et en 1921 on s’est aussi intéressé aux malades des hôpitaux psychiatriques.
Une nomenclature plus complète a été développée après la seconde guerre mondiale, pour tenir compte des nouvelles pathologies connues, avec 26 catégories.
En 1952 fut publié les DSM-1, basé sur l’opinion que les troubles mentaux représentaient des réactions de la personnalité à des facteurs psychologiques, sociaux et biologiques. Les versions ultérieures se succèdent jusqu’à la décision de baser la classification sur des revues complètes et systématiques de la littérature, une re-analyse des données déjà collectées, et de larges études sur le terrain centrées sur des points de convergence. Des correspondances ont été établies avec la classification CIM-10, développée par l’OMS en 1992, dans la mesure où des diagnostics identiques se retrouvent dans les 2 textes.

 

Définition du trouble mental

Le terme de trouble mental implique malencontreusement une distinction entre les troubles «mentaux» et les troubles «physiques». Cela est très réducteur, mais n’a pas pu être encore résolu. Pour le concept de «trouble mental», il n’existe pas de définition opérationnelle cohérente qui s’appliquerait à toutes les situations, et aucune définition ne spécifie de façon adéquate les limites précises du concept. Il y a des indicateurs utiles du trouble mental, mais aucun n’est équivalent au concept et différentes situations demandent différentes définitions.
Dans le DSM-IV, chaque trouble mental est conçu un modèle ou un syndrome comportemental ou psychologique cliniquement significatif, survenant chez un individu et associé à une détresse concomitante ou à un handicap, ou à un risque significativement élevé de décès, de souffrance ou de handicap ou de perte importante de liberté. De plus ce modèle ou syndrome ne doit pas être simplement la réponse attendue et culturellement admise à un évènement particulier (par ex. décès d’un être cher). Un comportement déviant (par ex.  sexuel, politique ou religieux) ni un conflit existant essentiellement entre l’individu et la société ne sont des troubles mentaux, sauf si la déviance ou le conflit est le symptôme d’un dysfonctionnement chez l’individu concerné.

Une erreur courant est de croire qu’une classification des troubles mentaux classifie les personnes, alors que ce qui est classifié ce sont les troubles que présentent ces personnes.

Limitation de l’approche catégorielle

Une approche catégorielle fonctionne au mieux lorsque tous les membres d’une classe diagnostique sont homogènes, lorsque les limites entre les classes sont claires et lorsque les classes sont mutuellement exclusives.
Néanmoins le DSM-IV ne postule pas que chaque trouble mental soit une entité circonscrite, aux limites absolues des autres problèmes mentaux et de l’absence de trouble mental. Il admet donc l’hétérogénéité des présentations cliniques et inclut souvent une liste de critères dans lesquels l’individu doit seulement présenter quelques items d’une liste.

Utilisation du jugement clinique

Les critères diagnostiques spécifiques inclus dans le DSM-IV sont les lignes directrices d’un jugement clinique éclairé, et ne sont pas destinés à être utilisés comme un livre de recettes.

Place des «dys» dans le DSM-IV

Dans le DSM-IV, il y a un chapitre «Troubles de l’apprentissage», qui comprend le trouble de la lecture, le trouble du calcul, le trouble de l’expression orale, et un trouble des apprentissages non spécifié.
Pour préciser la limite, il est souvent fait appel à la distribution des compétences dans une population de référence, et le seuil pour la qualification du trouble est un score inférieur de 2 DS (déviation standard) par rapport à cette population.
En présence d’un trouble sensoriel (vue ouïe), le score doit être significativement inférieur à celui qui résulterait de la présence de ce seul trouble sensoriel.

Pour les troubles de la communication, le DSM-IV décrit les catégories  de trouble du langage expressif, et celui de trouble du langage mixte réceptif-expressif, en plus du trouble phonologique (acquisition de l’articulation), du bégaiement et du trouble de la communication non spécifique.(vw)

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Pour lire cette page en police Dyslexie de Christian Boer.