aDsr - association Dyslexie suisse-romande

Tel un oisillon émergeant de sa coquille et jetant un regard frileux sur le monde extérieur, notre fils a quitté à regret le cocon douillet de sa petite enfance, pour voir ses rêves d’autonomie et de créativité se briser sur les bancs d’école.

Dès la classe enfantine, il s’est heurté à des difficultés de reconnaissance et de transcription des signes. Ses problèmes en lecture et en orthographe sont allés croissants, malgré nos efforts conjugués et les encouragements des enseignants.

 Des cours d’appui spécifiques pour les enfants souffrant de problèmes de latéralité, coordination des mouvements, ainsi qu’un traitement chez une psychomotricienne ont certes porté leurs fruits, de même qu’un cours de relaxation, devenu indispensable en regard du stress et de la tension qu’il ressentait face aux exigences scolaires de plus en plus lourdes.

Les nombreuses heures qu’il passait chaque jour sur ses devoirs et le sentiment de culpabilité qu’il éprouvait à ne pouvoir satisfaire les espoirs que nous placions en lui, l’ont conduit à un état de fragilité tel, que les pleurs et les vomissements étaient devenus coutumiers. Une forte crise d’hyperventilation n’a fait qu’amplifier le climat d’angoisse qui pesait sur toute la famille, face à un problème que nous ne parvenions pas à identifier et à maîtriser.

Peu après ses dix ans, à l’issue d’un bilan logopédique, nous avons eu la confirmation que notre fils était dyslexique. Un traitement en sémiophonie l’a fait progresser sensiblement au cours des 3 ans qui ont suivi; la lecture a alors perdu son côté rébarbatif.

Puis, à la faveur d’une conférence, nous avons eu connaissance de la méthode DIT ( Developmental Integration Technique ). D’abord intrigués par ce traitement qui consistait à passer à plusieurs reprises avec un petit pinceau sur certaines zones du corps (visage, mains, dos, pieds), nous avons peu à peu été acquis au fondement de cette méthode basée sur les réflexes archaïques.Des théories ont, en effet, été avancées sur la nécessité d’inhiber certains réflexes pour que d’autres facultés puissent se développer harmonieusement ; les exercices intégrés dans le programme du DIT contribuent à ce résultat.Une première séance de tests permet de définir si les réflexes qui auraient déjà dû disparaître pendant la gestation ou les premiers mois de vie (réflexes de Moro, par exemple) sont encore présents chez un enfant plus âgé.Une fois le bilan réalisé, un programme personnalisé est établi pour chaque patient.

La collaboration des parents est requise, à raison d’une dizaine de minutes, matin et soir.Des rendez-vous périodiques permettent d’enregistrer les progrès, et de planifier la suite du traitement, qui s’étend le plus souvent sur une période d’un an à un an et demi.Dans notre famille, ce traitement a très vite pris l’allure d’un jeu et a été considéré comme un moment privilégié entre parents et enfants (instants propices aux confidences ou à la détente).

 En quelques mois déjà, notre fils a pris beaucoup d’assurance, et nous a surpris par ses initiatives, lui d’habitude si réservé. Son épanouissement, et la joie de vivre qui l’animent maintenant nous émerveillent, tant l’optimisme et la confiance en soi lui faisaient défaut jusqu’ici.Même si sa dysorthographie lui pose encore passablement de problèmes en classe, il les gère tellement mieux en gardant bon moral et en évitant de dramatiser !

Sans pouvoir toujours définir la relation de cause à effet entre un traitement et les résultats obtenus, ni être en mesure d’attribuer les progrès à une seule thérapie, puisque c’est souvent la conjugaison de plusieurs facteurs (thérapies, climat familial, croissance de l’enfant, valorisation dans des activités extra-scolaires) qui permettent de progresser.

P.-S.

Nous pensons que cette expérience est très positive et que le DIT est un bon ??? suite ???

BrowseAloud

Accédez à la lecture vocale du site de l'aDsr!

Pour lire cette page en police Dyslexie de Christian Boer.