aDsr - association Dyslexie suisse-romande

La dyslexie - Dans quelle mesure le système scolaire ne reconnaît-il pas cette pathologie ?

 

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Laura Macaluso

travail de fin d'apprentissage de coiffeuse, décembre 2013

Table des matières


1. Préface

2. Introduction

2.1 Qu'est-ce que la dyslexie ?
2.2 Comment détecter la dyslexie ?
2.2.1 Les examens à faire pour détecter la dyslexie
2.3 Quels sont les différents types de dyslexie ?

3. Quelles sont les causes de la dyslexie ?

3.1 Ce qui se passe dans le cerveau d'un dyslexique
3.2 Ce qui se passe au niveau ophtalmologique (test)

4. Les prises en charge

4.1 Dans quelle mesure le système scolaire ne reconnaît-il pas cette pathologie ?
4.2 Les aides
4.2.1 Logopédie
4.2.2 La police Dyslexie
4.2.3 Lunettes à prismes
4.3 Les interviews
4.3.1 Interview de l'association Dyslexie suisse-romande (aDsr)
4.3.2 Interview de Priska Bodmer, logopédiste et psychologue diplômée

5. Conclusion

6. Bilan personnel

7. Références

7.1 Bibliographie
7.2 Site web
7.3 DVD – Vidéos
7.4 Sources images
7.5 Les référents

8. Remerciements

9. Glossaire

10. Annexe - Document crée par l'aDsr pour les enseignants

1. Préface

Personnellement atteinte par cette pathologie (1), j'ai envie d'en parler et de partager ce vécu compliqué, voire difficile.
J'ai effectué ma scolarité normalement jusqu'en 2ème année primaire où des troubles de l'écriture et de la lecture sont apparus. Plus l'école primaire avançait et plus il m'était difficile d'assimiler les mots avec une orthographe correcte.
A l'époque les professeurs disaient que cela passerait avec le temps. Evidemment, cela n'a fait qu'empirer.
Il a fallu attendre la 4ème année où mes parents, inquiets, m'ont emmenée faire de nombreux tests à l'hôpital du CHUV, où les médecins ont enfin détecté ma dyslexie accompagnée de troubles de l'attention : j'avais alors 9 ans et ce dépistage était assez tardif. J'ai donc dû redoubler ma 4ème année pour essayer de rattraper le retard que j'avais accumulé car à cette époque je ne savais pas encore lire de façon fluide.
Mais le dépistage n'a pas empêché les professeurs de nier ou de fermer les yeux, de me rabaisser et de mettre des "1" à mes dictées.
Il faut savoir qu'un enfant dyslexique souffre tout au long de sa scolarité dans son apprentissage.
Puis j'ai été suivie depuis mes 9 ans jusqu'à mes 18 ans (fin de ma scolarité) par un logopédiste et un kinésiologue (2) chaque semaine, et chaque samedi également je me suis rendue à des cours d'appuis.
Malgré cela, j'avais encore énormément de retard et j'ai dû redoubler ma 7ème année. Après l'annonce de ce redoublement, mes parents m'ont inscrite dans une école privée où les classes étaient plus restreintes et où les enseignants avaient plus de temps pour s'occuper de chacun et adapter des appuis pour les élèves qui avaient des difficultés.
Après encore trois années difficiles, j'ai finalement pu terminer ma scolarité obligatoire et obtenu mon certificat.
J'ai commencé mon apprentissage de coiffeuse où j'ai enfin pu apprendre quelque chose qui me plaît et où les côtés créatif et artistique prennent le dessus sur les notions scolaires.

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2. Introduction

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2.1. Qu'est-ce que la dyslexie ?

La dyslexie a été découverte il y a environ un siècle par le corps médical. Le terme "dyslexie" est inventé en 1887 par Rudolf Berlin.
Il y a quelques années, la dyslexie était mal connue et trop rarement prise en compte dans le cadre de l'école. Aujourd'hui, les parents comme les enseignants ont appris à la connaître.
La dyslexie est un déficit durable et significatif du langage écrit qui ne peut s'expliquer par une cause évidente et qui touche entre 8 et 10 % de la population Suisse et selon les statistiques, soit environ 1 élève par classe. Cette pathologie affecterait trois à quatre fois plus de garçons que de filles. Ce trouble se manifeste par des difficultés d'apprentissage, notamment dans la lecture et l'orthographe en l'absence de troubles neurosensoriels(3), de difficultés socio-culturelles(4) et ce malgré une scolarisation adéquate. L'enfant présente ainsi une difficulté à identifier les lettres, les syllabes ou les mots. Cette pathologie est plus fréquente dans des pays où la langue est plus difficile.
Lors des débuts de la lecture, un enfant peut présenter des symptômes similaires à la dyslexie et faire des inversions. Ces difficultés normales ne deviennent pathologiques que lorsqu'elles durent au-delà de 2 ans : à ce moment-là, on peut poser le diagnostic. Les erreurs de lecture au départ ne sont guère différentes entre un normo-lecteur(5) et un dyslexique, certaines lettres ne sont pas décodées, d'autres sont permutées, ou encore substituées, on retrouve également des confusions phonologiques(6) (t,d,p,b) ou visuelles (m,n ; p, q). La différence est alors que chez l'enfant dyslexique les erreurs sont nettement plus nombreuses et dureront bien au-delà des premiers mois de scolarité.
La dyslexie est un problème plus global que le simple apprentissage de la lecture et s'articule autour d'un déficit du traitement phonologique. Il convient alors de faire passer un bilan logopedique(7) qui laissera probablement apparaître un déficit dans le traitement phonologique ou métaphonologique laissant supposer un risque de dyslexie.

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2.2 Comment détecter la dyslexie ?

L'échec scolaire est devenu un phénomène de société, un symptôme qui se banalise. Actuellement, il est une des préoccupations majeures de l'éducation nationale, l'enfant en difficulté est au centre des débats, il commence à être pris en considération. A propos d'échec scolaire en matière d'apprentissage de la lecture, un mot clé fait fortune, c'est dyslexie. Souvent très mal connue des non-professionnels, la dyslexie est devenue un terme passe partout : "Il ne sait pas lire, alors il est dyslexique", "Il confond les -p- et les -b-, il est dyslexique"... La dyslexie devient ainsi le mal vedette de la fin du 20ème et du début du 21ème siècle ! Le problème est donc de repérer les enfants réellement atteints de dyslexie pour leur proposer une rééducation appropriée. Cependant, dépister un dyslexique n'est pas chose facile car les études sur les symptômes de la dyslexie sont toujours en cours et suscitent de vives polémiques. Il est difficile pour les enseignants de détecter la dyslexie car il n'y a pas vraiment de signe clair : il y a plusieurs indicateurs qui peuvent toutefois aussi apparaitre chez d'autres enfants qui ne sont pas forcément dyslexiques.


Voici une liste des signes et comportements des sujets dyslexiques.
Signes
  • Erreurs visuelles : confusions visuelles entre graphèmes(8) identiques mais orientés différemment dans l'espace (b/d, p/q, u/n...), confusions visuelles portant sur le nombre ou la hauteur de jambages (m/n, h/n...), confusions entre graphèmes ayant des traits visuels communs (f/t, ℓ/h, E/F, C/G...), mauvaise reconnaissance globale de mots avec substitutions(9) de mots visuellement proches (pommier/pompier), omissions ou substitutions de mots outils (déterminants, prépositions...
  • Erreurs séquentielles portant sur l'ordre de succession des graphèmes : au niveau des syllabes indirectes (ul -> lu) ou complexes (pra -> par), au niveau des mots (dormir -> dromir, triste -> tirste)
  • Erreurs visuo-attentionnelles(10) : substitutions de mots visuellement proches (asseyez -> essayez) ou morphologiques (s'envolèrent -> s'envolent), omissions(11), adjonctions(12), substitutions de mots et mots outils, sauts de lignes
  • Erreurs par non-respect des règles contextuelles gérant les variations de prononciation de certains graphèmes : "g", "c", "s", "y", "er"
Comportements
  • Se présente comme un enfant apparemment brillant, d'une intelligence supérieure à la moyenne, s'exprimant bien à l'oral, mais incapable de lire, d'écrire ou d'orthographier au même niveau que les élèves de sa classe.
  • Qualifié de paresseux, sot, peu soigneux. La mention «manque de travail» ou «problème de comportement» apparaît dans son dossier.
  • Se croit bête et a peu d'estime de soi. Niveau de stress élevé face à la lecture et aux examens.
  • Est doué pour les arts, la musique, les sports, le bricolage, le design, la construction et le dessin
  • Se disperse et rêvasse souvent. Se perd facilement et n'a pas la notion du temps qui passe.
  • Éprouve de la difficulté à soutenir son attention. Peut paraître hyperactif ou absent.
  • Apprend plus facilement à travers la manipulation, les démonstrations, l'expérimentation, l'observation et les supports visuels.
  • Bon QI mais échoue aux évaluations en classe. Réussit mieux à l'oral qu'à l'écrit.
  • Pour compter, a encore besoin de ses doigts ou d'autres « accessoires ». Connaît la réponse mais ne sait pas la présenter par écrit.
  • Pense essentiellement en images et en ressenti et non en sons et en mots (peu de dialogue interne).

L'enfant aura alors tendance à développer un dégoût pour l'écrit (écrire « juste » est tellement compliqué), certains même écrivent mal afin de dissimuler leur fautes d'orthographe et témoigne d'un désintérêt petit à petit pour toutes les matières où il faudra lire. L'enfant fatigue, le travail se fait lentement, il n'arrive pas à transcrire sa pensée. On comprend donc l'intérêt d'une prise en charge et du diagnostic de la dyslexie. L'enfant est alors en souffrance.

 

2.2.1 Les examens à faire pour détecter la dyslexie

  • Un bilan orthophonique permet d'examiner le niveau de langage oral et écrit. L'orthophoniste fait le bilan des compétences et des difficultés de l'enfant concernant ces deux domaines.
  • Un bilan psychologique établit le quotient intellectuel. Chez l'enfant dyslexique, le QI est normal, voire supérieur à la moyenne. Le bilan aura aussi pour objectif de faire le bilan des compétences de l'enfant notamment la mémoire. Il peut aussi être complété par un bilan comportemental ou psycho-affectif(13).
  • Un bilan neuro-pédiatrique(14)est utile pour déterminer les fonctions mentales de l'enfant (mémoire, attention, motricité..), si besoin, il peut réaliser une imagerie cérébrale en cas de doute.
  • Le bilan psychomoteur détermine les difficultés de coordination motrice(15) pouvant entraver les mouvements dans l'espace et les gestes graphiques de l'enfant.
  • Un bilan ophtalmologique sert à évaluer la vision de l'enfant, proposer une correction appropriée si nécessaire ou adresser l'enfant auprès d'un orthoptiste.
  • Le bilan orthoptique évalue les capacités motrices des yeux de l'enfant qui en cas de mouvement désordonnés et involontaires des yeux altère les repères de l'enfant sur son travail.

2.3 Quels sont les différents types de dyslexie ?

  1. La dyslexie « de surface » : l'enfant déchiffre bien les mots, dans la mesure où ils sont composés de syllabes régulières. Il n'a pas de difficulté pour associer une graphie à un son. En revanche, il ne mémorise pas ou peu l'orthographe des mots entiers. Sa lecture est lente, car il procède toujours en décomposant les mots par segments(16). L'accès au sens est perturbé, car l'enfant ne saisit pas les nuances induites(17) par l'orthographe. Ce type de dyslexie est très rarement observé seul.
  2. La dyslexie « phonologique » : La plus fréquente, l'enfant éprouve des difficultés à associer une graphie à un son. Il lit de façon globale car il est capable de mémoriser de nombreux mots (il pourra lire « oignon » s'il l'a déjà rencontré et mémorisé, mais lira difficilement des mots composés de syllabes simples mais peu fréquents dans la langue). La lecture de mots nouveaux est source d'erreurs, le déchiffrage est lent. L'apprentissage d'une langue étrangère apparaît difficile lorsque celle-ci est « opaque » (comme l'anglais, plus particulièrement), car il est nécessaire de bien percevoir et mémoriser les nouvelles sonorités pour les écrire et les lire.
  3. Les dyslexies « mixtes » : les deux types de dyslexie sont combinés. Il existe des difficultés de traitement des sons et un trouble de la mémorisation des mots entiers.
  4. La dyslexie « viso-attentionnelle » : l'enfant possède une bonne mémoire de l'orthographe des mots et est capable de transcrire les sons en lettres. Le type d'erreurs rencontrées dans ce trouble dyslexique correspond à des inversions dans les groupes de lettres, des omissions, des ajouts, des reformulations approximatives, des sauts de lignes. Il peut confondre des lettres et des mots avec d'autres leur ressemblant étroitement. Il s'agit d'un trouble affectant l'attention nécessaire à l'activité de lecture.

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3. Quelles sont les causes de la dyslexie ?


3.1 Ce qui se passe dans le cerveau d'un dyslexique


Les causes exactes de la dyslexie ne sont pas complètement claires. Il y a quelques années à peine, on concevait la dyslexie comme une difficulté d'apprentissage en rapport avec un trouble particulier de l'intelligence et favorisé par un contexte psychologique et familial souvent considéré comme déterminant. On sait à présent qu'il n'en est rien, la dyslexie n'est pas due à un manque d'intelligence ni à un manque de volonté, car avec des approches appropriées, les dyslexiques peuvent apprendre avec succès.
50 % des dyslexiques ont des antécédents familiaux rendant l'hypothèse génétique plausible : cependant, la maladie est certainement multifactorielle(18). Des chercheurs parlent d'un dysfonctionnement des circuits cérébraux impliqués dans la phonologie et le traitement des sons de la parole. La dyslexie peut s'accompagner d'autres troubles comme la dysphasie (difficulté de mise en place du langage oral), la dyspraxie (trouble de la réalisation du geste), dyscalculie (trouble du raisonnement, de la logique ou de l'utilisation du nombre), dysgraphie (trouble de la forme de l'écriture) ou encore trouble de la concentration et de l'attention. En conséquence, la dyslexie entraîne des retards dans la scolarisation d'un enfant.
Les recherches sur l'anatomie et l'imagerie du cerveau ont démontré des différences en ce qui concerne le fonctionnement et le développement du cerveau chez les dyslexiques. De plus, on a découvert que la plupart des dyslexiques ont de la difficulté à identifier les phonèmes(19) dans un mot ou de la difficulté à apprendre les liens entre l'apparence visuelle des lettres et leur son, cette difficulté étant un facteur important au niveau de la lecture. Des troubles oculaires ont aussi été remarqués.

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Des chercheurs américains ayant étudié au microscope des cerveaux de sujets qui avaient été de leur vivant dyslexiques, ont mis en évidence des anomalies de la structure du cortex cérébral. Ce cortex cérébral, qui s'étend sur toute la surface du cerveau sous la forme d'un ruban de 3 à 4 mm d'épaisseur, apparaît au microscope comme un amas de cellules organisé en plusieurs couches superposées. Chez le dyslexique, on note dans la couche la plus superficielle des amas anormaux de plusieurs milliers de cellules en excès, réalisant de véritables "verrues" corticales(20) ou ectopies(21). Ces ectopies prédominent nettement sur l'hémisphère gauche, et plus précisément dans les zones dévolues au contrôle des fonctions du langage. Les données disponibles sur le développement normal du cortex permettent de dater au milieu du 6ème mois de gestation le mécanisme anormal ayant abouti à la production de ces neurones en excès et en position atypique. Il est toutefois impossible d'effectuer cet examen sur un sujet, de son vivant.
Pour apprendre à lire, différentes régions du cerveau vont devoir travailler ensemble, une partie doit apprendre à reconnaître graphiquement les lettres, la forme du A, du B etc. La région visuelle du cerveau, côté gauche, est alors activée. Puis une autre partie doit apprendre à les identifier en associant un son à cette lettre, c'est la zone auditive qui s'en charge. Et ce n'est que lorsque le cerveau maîtrise les deux, que commence alors, la phase de compréhension du message écrit. C'est dans la zone symétrique à celle-ci, mais du côté droit, que cela se passe. Enfin, pour articuler et lire à voix haute, une nouvelle zone prend le relais.
En cas de dyslexie, cette mécanique présente des failles, qui pourraient se traduire par des erreurs d'identification des lettres, des confusions auditives. Par exemple, le mot "bain" serait lu "pain", il y aurait aussi des confusions visuelles, le "ua" serait lu "na", ou encore des inversions de lettre, au lieu de lire "gar", la personne dyslexique dirait "gra".
Quand tout va bien, à chaque fois que l'on voit ou que l'on entend quelque chose, un signal est envoyé au cerveau qui doit comprendre ce dont il s'agit et lui donner du sens. Mais il peut exister des petits dysfonctionnements de ce système qui permet de comprendre, d'analyser et de traiter les informations captées par nos cinq sens, ce qui aboutit à différentes perturbations.

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3.2 Ce qui se passe au niveau ophtalmologique (test)

Une difficulté oculomotrice(22) a cependant été mise en évidence chez les enfants dyslexiques : leurs yeux convergent(23) et divergent(24) plus difficilement que chez les autres enfants, ce qui entraîne une lecture lente et fatigante.
La lecture nécessite deux types de mouvements :
- Les saccades pour positionner les yeux sur les mots - La vergence pour effectuer une mise au point
Les recherches sur les enfants dyslexiques montrent qu'ils présentent des limites ou des retards dans certaines composantes oculomotrices ce qui va demander un effort d'attention soutenu et donc une fatigue supplémentaire : c'est en 1987 que John Stein de l'Université d'Oxford, montre que 75 % des enfants dyslexiques présentent une instabilité de fixation et une capacité réduite de converger les yeux.
- 56 enfants dyslexiques et 47 enfants sans troubles, de 11 ans en moyenne et ayant une bonne acuité visuelle, ont été testés
- 42 % des enfants dyslexiques contre 15 % chez les enfants non dyslexiques perdent la vision unie lorsqu'une lettre est à 7 centimètres de leur œil.
- Des anomalies de divergence tant en vision de près qu'en vision de loin ont été également détectées par le test de divergence : on demande à l'enfant de fixer une cible proche ou lointaine et on place un prisme divergent devant l'œil du sujet. On observe le mouvement compensatoire de l'œil qui réduit une distorsion(25) optique liée à la déviation de l'image par le prisme.
Chez les enfants dyslexiques, des dysfonctionnements inconscients apparaissent lorsqu'il doit entreprendre ce mouvement oculaire compensatoire : l'enfant doit faire sans cesse un effort de compensation, qui ne gomme pas la distorsion.
Pendant la lecture, ces petites disparités sont inévitables. Elles sont dues à un défaut de coordination des saccades oculaires des yeux. Or l'enfant dyslexique réussit mal à les compenser et se fatigue très vite en lisant.
Pour différencier les troubles oculomoteurs fonctionnels des difficultés liées à la lecture proprement dite, des études sur les mouvements oculaires ont été réalisées dans un contexte ludique : on a demandé à 10 enfants dyslexiques de 9 à 12 ans d'explorer spontanément et sans consigne particulière une œuvre cubiste de Fernand Léger : Le contraste des formes.

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4. Les prises en charge

Comment vivre avec un enfant dyslexique ? Une dyslexie mal prise en charge peut compromettre très sérieusement l'avenir d'un enfant. Non reconnu dans ses difficultés, celui-ci peut développer des troubles du comportement. Cependant, il n'existe pas de programme type de rééducation.

« L'enfant sait qu'il est normal, voit qu'il est intelligent, mais qu'il n'arrive pas à apprendre. Sans cesse en décalage, il se sent dévalorisé et se forge une mauvaise image de lui-même, qui peut le conduire à développer des comportements réactionnels ».

4.1 Dans quelle mesure le système scolaire ne reconnaît-il pas cette pathologie ?

Au niveau de l'enseignement, une pédagogie spécifique doit tenir compte de l'incapacité du dyslexique à prendre des notes écrites et privilégier l'utilisation du manuel, réaliser un plan écrit du travail, tenir compte de la difficulté d'abstraction(26).

Un enfant dyslexique a énormément de difficulté par exemple au niveau de la grammaire, car il doit pouvoir parler correctement ou savoir bien lire. Dans cet apprentissage, le rôle de la dictée et de la répétition est fondamental. Une telle pédagogie nécessite des classes comportant un petit nombre d'enfants, mais malheureusement la réalité des écoles se heurte bien souvent à des difficultés budgétaires d'ouverture de classes plus petites. Les parents doivent collaborer avec le professeur et ne pas hésiter à expliquer les difficultés que vit son enfant afin de faciliter le travail du professeur. La famille, ou toute personne qui aide le jeune, doit apprendre à faire des plans de cours très tôt. Accepter qu'il souligne, surligne encadre ou annote les textes sur son cahier. Contrôler la prise des devoirs. Il est intéressant que l'élève puisse partager, fractionner les tâches à faire. Exemple : pour la classe, apprendre 10 mots pour vendredi. Pour lui, lui donner 2 mots par jour jusqu'à vendredi. Il ne faut pas hésiter à en parler avec le professeur.

Le ministre de l'éducation nationale Luc Chatel veut faire de la lutte contre le "décrochage scolaire" une priorité. Entre juin 2012 et mars 2013, 254 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme. Parmi eux, 180 000 jeunes sont considérés comme "perdus de vue" par le ministère de l'éducation nationale.

Confrontés au "décrochage" de leur enfant, des parents témoignent de la difficulté de sortir du cercle vicieux de l'échec scolaire. Mauvaise orientation, manque de suivi, rigidité du système scolaire, évaluation archaïque(27) : autant d'éléments qui conduisent des jeunes "en souffrance" à quitter le chemin de l'école.

Comme le dit Sylvie D. maman d'un enfant dyslexique ;

« Notre fils a eu tout au long de son parcours scolaire des difficultés à cause de sa dyslexie. A aucun moment, nous n'avons réussi à trouver une solution dans le système scolaire pour l'empêcher d'éprouver la souffrance de l'échec. Mais pour rentrer dans le moule "académique", il ne faut pas avoir de problème de santé. Notre système est mal fait : notre fils a aujourd'hui presque 19 ans, il n'arrive pas à rentrer dans le monde du travail à cause de manque de formation. De notre côté, tout a été mis en œuvre, il a toujours été suivi par un orthophoniste. »

Malgré les progrès des recherches sur la dyslexie sur ces dix dernières années, encore beaucoup d'enfants sont démunis d'aides et d'attention dans leurs scolarités : il faut savoir qu'en Suisse les lois par-rapport au système scolaire sont décidées indépendamment pour chaque canton respectif. C'est pourquoi par exemple les élèves dyslexiques ont été reconnus plus tôt dans le Cantons de Fribourg et de Neuchâtel contrairement au Canton de Vaud qui a un peu plus de retard à ce niveau-là. A Fribourg et à Neuchâtel, les élèves dyslexique ont droit depuis déjà quelques années à un temps supplémentaire et un aide-mémoire lors des travaux écrits et des examens de fin d'année, l'orthographe ne leur est pas comptée sur les travaux écrits de sciences, histoire et géographie, leurs dictées sont parfois allégées et plus de structures d'appuis sont mise en œuvre. Le Canton de Vaud commence à mettre ces initiatives en place, mais les aides sont encore très variables d'un établissement à l'autre.
Crée en janvier 2010 à Neuchâtel, l'association Dix Atouts a pour objectif principal de gérer une école qui s'occupe d'enfants présentant des troubles spécifiques des apprentissages "dys", à savoir des troubles cognitifs aussi variés que handicapants: troubles du langage écrit, de l'orthographe, de calcul, de la communication verbale, de la coordination, et de déficit de l'attention.
Mettre en avant les progrès, encourager, soutenir et adapter l'enseignement de sorte que l'élève progresse sans se décourager, voilà les missions que s'est donné ce lieu. L'équipe pédagogique est composée de 10 enseignants compétents et motivés qui organisent des situations d'apprentissages spécifiques en amenant les élèves à maîtriser des compétences multiples plutôt que de seules connaissances académiques. L'apprentissage se fait donc au travers d'activités ludiques qui permettent d'endiguer les problèmes de concentration, comme par exemple les sciences qui sont enseignées en dehors des murs de l'école, au cœur du parc régional, les langues au-travers de scénettes théâtralisées et les notions de géométries en visitant les constructions du quartier.
Ces élèves, parfois surdoués, souffrent d'un réel handicap qui les affecte dans la vie de tous les jours avec de sévères conséquences: échec scolaire, difficultés d'inclusion sociale, puis exclusion professionnelle. Comme la particularité de ce handicap est d'être, de prime abord, non palpable, invisible aux yeux d'autrui et même à ceux de la personne concernée, sa prise de conscience en est rendue encore plus difficile. Par conséquent, afin de favoriser une prise en charge encore plus performante, l'équipe collabore étroitement avec plusieurs thérapeutes dont des orthophonistes, des ergothérapeutes, des pédiatres et des psychologues.

4.2 Les aides


4.2.1 Logopédie

La logopédie, ou thérapie de la communication et du langage, consiste en une intervention pour toutes les pathologies de la parole, de la déglutition (29), de la voix et du langage oral et écrit, quelle que soit leur origine, chez l'enfant, l'adolescent, l'adulte et la personne âgée. Son objectif est de provoquer, faciliter, libérer, contrôler ou rétablir, chez l'enfant comme chez l'adulte un usage satisfaisant et valorisant des fonctions d'expression et de compréhension du langage.
Le logopédiste effectue les actes ayant pour objet l'analyse, l'évaluation, la prévention et le traitement des troubles de la voix, de la parole et du langage oral et écrit. Il conçoit et exécute l'ensemble des actes thérapeutiques et techniques qu'il juge appropriés pour remédier aux anomalies observées.
Les troubles
Les troubles peuvent être soit isolés, soit complexes si plusieurs d'entre eux sont imbriqués. Ils concernent notamment:
- la parole
- le langage
- les fonctions auditives, visuelles, cognitives, incluant l'apprentissage
- les fonctions neuro-myofonctionnelles, la respiration, la voix, le fonctionnement tubulaire.

Le logopédiste/orthophoniste est le thérapeute qui assume la responsabilité de prévention, d'évaluation et du traitement des troubles de la communication humaine et des troubles associés.
Dans ce contexte, la communication englobe toutes les fonctions associées à la compréhension et à l'expression du langage oral et écrit, ainsi qu'à toutes les formes appropriées de la communication non verbale.

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4.2.2 La police Dyslexie

Il existe depuis 2010 une écriture crée pour les dyslexiques, La police Dyslexie est une police de caractères spécifique, créée par Christian Boer, un graphiste néerlandais, lui-même dyslexique. Il a redessiné chaque caractère afin d'améliorer la reconnaissance visuelle.
Les lettres de cette écriture sont plus espacées que les lettres d'une écriture ordinaire, et les lettres facilement confondue par les dyslexiques ; p q b d, h n, i j, e c on leurs bases modifiées en gras pour éviter les inversions.
Exemple de texte:

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Selon le site « Auxilidys » des tests menés avec des orthophonistes et dans les écoles, la police Dyslexie permet de lire avec plus de facilité et moins de fatigue. Récemment, plusieurs études ont été menées pour mesurer l'impact de la police dyslexie.

En février 2013, une étude menée par 26 orthophonistes en France, Belgique et au Canada, auprès de 183 enfants dyslexiques de 8 à 12 ans a conclu que la police Dyslexie :
- réduit les erreurs de lecture de 16 % - diminue les mots non-lus de 33 %
- donne plus de plaisir à lire pour 65 % - diminue la sensation de fatigue pour 48 %

Cette police est disponible sur le site www.auxilidys.fr, il est possible de la télécharger. Cependant, cette dernière est payante.

4.2.3 Les lunettes à prismes

Des chercheurs ont découvert que le fait d'inclure des prismes sur les verres à correction optique ordinaire, accompagné de semelles de posture aide les personnes souffrant de dyslexie à lire de manière plus optimale dans la vie de tous les jours et à maintenir une meilleure tenue du corps.

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Prisme (inventé par Newton) 

La dyslexie se caractérise dans tous les cas par un dysfonctionnement périphérique : celui de la proprioception. Les prismes dévient la lumière ; ils modifient donc la direction du regard et agissent sur la tension des muscles oculaires. Porter des verres à prismes rend donc possible une synthèse proprioceptive correcte, et de nouvelles commandes cérébrales ; les muscles qui se contracte indûment se relâchent, jusqu'au bas du corps.
Les lunettes à prismes pour dyslexique n'ont pas de différence esthétique avec des lunettes de correction traditionnelle. Ces lunettes à prisme se distinguent en réalité par un montage spécial, et une forte inclinaison (15° environ). Pour chaque verre, il faut compter CHF 25.00 de plus qu'un verre normal.

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4.3 Les interviews


4.3.1 Interview de l'aDsr association créée par des parents d'enfants dyslexiques en 1996

Quel est le rôle de votre association ?

Les objectifs de l'aDsr sont:

  • Faire connaître les problèmes des dyslexiques en diffusant l'information dont elle dispose sur le handicap et les traitements proposés, par le biais du site internet, en organisant des conférences, en diffusant des articles dans la presse et des émissions de radio et de télévision.
  • Venir en aide aux personnes qui sont directement ou indirectement affectées ou intéressées par les troubles d'apprentissage du langage oral et écrit, ainsi que du calcul.
  • Organiser des rencontres (groupes de soutien!) pour répondre aux demandes des parents et partager des expériences concernant le vécu des dyslexiques.
  • Promouvoir un repérage et une prise en charge précoce au sein des établissements scolaires.
  • Améliorer la relation et le dialogue entre les parents d'enfants dyslexiques et le corps enseignant.
  • Collaborer avec les départements de l'Instruction Publique pour une meilleure reconnaissance du handicap et sensibiliser les enseignants à une pédagogie adaptée aux enfants dyslexiques, obtenir éventuellement un statut particulier (comme c'est le cas dans plusieurs cantons ou pays).
  • Œuvrer pour la reconnaissance et l'octroi d'une aide financière aux écoles spécialisées qui prennent en charge des enfants avec difficultés d'apprentissage

Combien de jeunes dyslexiques aidez-vous dans le cadre de votre association ?
Notre association compte plus de 500 membres : ce sont essentiellement des familles d'enfants dyslexiques. Actuellement, l'association œuvre essentiellement à la reconnaissance de cette difficulté par les différents départements de l'Instruction Publique des différents cantons et pour faire connaître et reconnaître ce trouble par les parents, les enseignants. Une aide directe sous forme de prestation financière ou d'aide matériel n'est pour l'instant pas mise sur pied.
L'association répond également régulièrement à des courriels de parents, donne des adresses utiles, des conseils sur la scolarité des enfants dyslexiques/dysorthographiques (par exemple, aménagement possible, procédures à suivre, etc).

L'association peut développer, au travers de ces antennes cantonales, divers projets. Exemple en cours dans le canton de Vaud : en collaboration avec le CVAJ (Centre vaudois d'aide à la jeunesse) création
d'un 'pool' de répétiteurs (pour l'aide aux leçons) spécialement sensibilisé aux problèmes d'apprentissage des enfants dyslexiques.
Malheureusement l'antenne vaudoise manque de personnes qui désirent s'engager et tout le travail est actuellement effectué par un très petit nombre de personne.

Est-ce que le système scolaire vaudois tient compte de la dyslexie autant pour des travaux écrits pendant l'année ou pour des examens finaux de scolarité ?
En ce qui concerne le canton de Vaud, il existe depuis cette année au sein du cadre général de l'évaluation 'CGE' une règlementation bien précise (issue de la LEO – loi sur l'école obligatoire) qui stipule clairement qu'un élève au bénéfice d'aménagements lors de son travail scolaire a droit aux mêmes aménagements lors des évaluations :

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Pendant ma période scolaire de 2000 à 2010 ma dyslexie n'a jamais été reconnue par le système scolaire, en est-il différemment actuellement ?
Voir plus haut. La nouvelle future loi sur la pédagogie spécialisée (LPS), en cours de finalisation, prévoit un dispositif conséquent, valable à priori pour tous les élèves porteurs de handicaps, pour lesquels des enseignants spécialement formés pourraient conseiller, coatcher leur collègues "généralistes" dans la prise en charge.
Aujourd'hui, si l'élève peut faire la preuve de difficultés d'apprentissage, à l'aide d'un bilan logopédiste, il pourra bénéficier d'aide et d'aménagements. Des réseaux doivent être organisés régulièrement avec la présence de ses enseignants, de la direction, des parents et de la logopédiste si possible, afin de mettre en place les adaptations nécessaires et différentes pour chaque élève. Ce sont souvent les parents qui doivent les demander.

Dans le cas où le système scolaire vaudois ne tient toujours pas compte de la dyslexie, qu'est-ce votre association entreprend pour faire avancer cette cause ?
Cela a été notre action depuis 15 ans d'interpeller les autorités scolaires cantonales pour leur faire prendre conscience du problème et demander une action dans ce domaine, mais tout avance très lentement et à des niveaux cantonaux inégaux. Mais la progression est incontestable depuis la création de l'association, aussi et surtout dans la connaissance que le public a de ce handicap.
Notre association ne peut pas intervenir directement dans les établissements, ce serait mal perçu et nous ne serions pas écoutés, cependant, nous avons créé un document qui permet de sensibiliser les enseignants et directions. Nous donnons également les articles de loi sur lesquelles les parents peuvent se reposer pour effectuer leurs demandes et des conseils utiles. (Document en annexe)

Le système scolaire français en tient compte, nous parlons la même langue : pouvez-vous m'expliquer cette divergence?
La France a eu une grande avancée dans la prise en compte de ce trouble dans l'enseignement grâce à la reconnaissance de la dyslexie comme un handicap et découlant de cette reconnaissance l'application de la loi du 5 février 2005. Elle institue le droit à compensation du handicap afin de rétablir l'égalité des chances. Vous trouverez des informations plus approfondies sous le lien ci-dessous.
En Suisse Loi sur l'égalité pour les handicapés, LHand). du 13 décembre 2002 reprend le même principe, mais son application prend beaucoup de temps. Le thème de la compensation des désavantages devient un sujet d'actualité au niveau de la formation professionnelle, de l'enseignement spécialisé et petit à petit dans l'école ordinaire.

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4.3.2 Interview de Priska Bodmer Psychologue spécialisée en neuropsychologie FSP - Logopédiste diplômée ARLD

Rencontrez-vous beaucoup d'enfants dyslexiques dans votre travail ?
Oui !
A quelle fréquence viennent-ils vous voir ?
En général entre 1 à 2 fois par semaine. En général la première année 2x/semaine pour augmenter l'efficacité du traitement, puis moins.
Est-ce que vous voyez de grandes différance au long du traitement ?
Cela dépend des cas, parfois l'évolution est lente, d'autres plus rapide.
Au bout de combien de temps en général ?
Les 6 premiers mois sont souvent importants, le traitement est intense et plus efficace car tout le monde est motivé. Parfois, au bout de quelques séances, il y a déjà un effet, il est alors d'ordre psychologique (prise en considération du trouble par la famille et l'école).
Pensez-vous que l'on peut soigner un enfant dyslexique ?
Je pense qu'il reste dyslexique à vie, mais qu'il apprend à vivre avec et surtout à ce que la lecture soit fonctionnelle (accès à la compréhension et à une écriture lisible). Pour beaucoup seules des logopédistes peuvent reconnaître des séquelles de dyslexie à l'âge adulte (temps de lecture moindres, orthographe faible).
Comment les enfants atteints de dyslexie le vivent-ils ?
C'est variable. Si c'est diagnostiqué à l'adolescence souvent ils sont plus touchés, se questionnent, ça peut être blessant ; mais pour la plupart le diagnostic est un soulagement, surtout lorsque accompagné d'explications et d'un bilan neuropsychologique pour attester de leur bonne intelligence etc.
Quelles sont les mesures que prennent les écoles par rapport à ce problème ? Sont-ils bien encadrés par l'école ?
C'est de mieux en mieux, mais très variable d'un établissement scolaire à l'autre. Pour la plupart, on obtient sans trop de difficultés un tiers temps supplémentaire et la possibilité d'avoir un aide-mémoire et que les fautes d'orthographe ne comptent pas dans les autres matières (sciences, géo,...).
Avez-vous vu beaucoup de changement depuis ces 10 dernières années concernant la recherche ?
Oui, plus de connaissances sur la « fenêtre attentionnelle », la dyslexie de surface et l'intrication de plus en plus indispensable de la neuropsychologie dans les diagnostics : la dyslexie n'est qu'un symptôme et d'un point de vue scientifique/diagnostique il est indispensable de définir quel processus cognitif (28) sous-jacent est défaillant afin de prendre en charge correctement (par ex. troubles visuo-spatiaux, déficit d'attention,...).

5. Conclusion

Mes diverses recherches m'ont permis de tirer la conclusion suivante en ce qui concerne la reconnaissance de la dyslexie auprès du système scolaire :
Elles m'ont permis de constaté que le système scolaire a fait des progrès ces dernières années en ce qui concerne l'appui envers les enfants atteint de dyslexie, en revanche il est vrai qu'un encadrement plus approfondi aiderait d'avantages certains enfants atteint de cette pathologie.

6. Bilan personnel

Tout d'abord, je trouve qu'il est difficile de transcrire une autocritique de mon travail et de citer les qualités et les défauts se rapportant à sa propre personne.
Etant atteinte de dyslexie depuis mon enfance, j'ai moi-même appris de nouvelles choses concernant ce sujet qui est plus vaste que je l'imaginais, ce qui m'a beaucoup enrichi personnellement et m'a aidée à comprendre certaines choses.
Au cours de mes recherches j'ai trouvé facilement des informations à propos de la dyslexie en général, en contrepartie les renseignements concernant le système scolaire vaudois étaient peu développés ce qui m'a causé quelques difficultés quant à mon travail.
J'ai pu trouver facilement, grâce à l'association aDsr, des personnes pouvant répondre à mes questions de manière complète ce qui m'a amplement aidée dans mes recherches sur le canton de Vaud.
Il était difficile pour moi de créer des textes et des mises en pages corrects, car ce n'est pas quelque chose que je pratique quotidiennement.
Toutefois, je trouve que l'idée d'avoir incorporé un glossaire dans mon TP peut aider à comprendre les mots techniques qui ne sont pas à la portée de tous.

7. Références


7.1 Bibliographie


-  Dyslexique, peut-être ? Et après... » De Paule Criziat et Monique Lasserre
-  Adultes dyslexiques, des explications, des solutions » de Anne-Marie Montamal
-  La dyslexie » de Elisabeth Vincent
-  Idées reçues, la dyslexie » de Annie Dumont
-  Réponses à vos questions sur la dyslexie » de Annie Dumont


7.2 SiteS web


- www.adsr.ch
- www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/dgeo/fichiers_pdf/Brochure_Dyslexie.pdf
- www.dyslexiacentre.ca/french/files/la_dyslexie.pdf
- www.wikipedia.org/wiki/Dyslexie
- www.dysmoi.fr/troubles-dapprentissage/dyslexie-dysorthographie/la-dyslexie-qu-est-ce-que-c-est/

- www.sante.lefigaro.fr/sante/maladie/dyslexie/quest-ce-que-cest

- www.apedys.org/dyslexie/article.php?sid=403
- www.magicmaman.com/,qu-est-ce-que-la-dyslexie,350,1248.asp

- www.fr.dyslexia.com/davis_dyslexie.htm
- aqeta.qc.ca/troubles-dapprentissages/362-dyslexie-et-dysorthographie.html
- pages.infinit.net/ortho/dyslexie.htm
- www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=50
- tecfaetu.unige.ch/staf/staf9698/frei/dyslexie/Tactiqued'EnsPourEtudDyslex.htm
- dyslexieenorthoptie.e-monsite.com/pages/memoire/i-la-dyslexie.html
- www.auxilidys.fr/
- www.adsr.ch/index.php/adsr.html, 11 décembre 2013
- www.apeda-france.com/spip.php
- edu.ge.ch/beph/spip.php?article69
- www.vaudfamille.ch/N239924/dyslexie-et-ecole-comment-proceder.html
- correspo.ccdmd.qc.ca/Corr11-3/Dyslexie.html
- www.crdp-poitiers.cndp.fr/artsculture/file/Numeris-Cormeloup.pdf?PHPSESSID=d1a30a32d21ff6af43c7acf3b055af26
- www.allodocteurs.fr/actualite-sante-reconnaitre-les-signes-de-la-dyslexie-797.asp?1=1


7.3 DVD - Vidéos


-  Dyslexie, le mal des mots » de Jean Vercoutère
-  La Dyslexie – La fibromyalgie » de Roland Goerg et Serge Minkoff
-  Accompagner des jeunes avec dyslexie en collège » de Michel Beaudenon-Clauwaer
www.youtube.com/watch?v=Fb6w2LFhGLY

7.4 Sources des images

- image 1 www.encrypted-tbn2.gstatic.com
- image 2 www.richeetzen.com/mon-comming-out-je-soufre-de-dyslexie-dysorthographie
- image 3 www.talentdifferent.com/soigner-sa-timidite-par-le-mindmapping-795.html
- image 4 www.mlsante.be/illness/list/-/ml/22501/N4x3/487011/dyslexie
- image 5 www.ac-grenoble.fr/ash/file/LesContributions/MemoirePro2CASH_LFaureDumazer.pdf
- image 6 www.tncorpshumain.tableau-noir.net/cerveaucoupe.html
- image 7 www.sante.lefigaro.fr/actualite/2013/04/15/20370-limagerie-cerveau-devoile-secrets-dyslexie
- image 8 www.semaphore.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/week05/index.html
- image 9 www.rfj.ch/rfj/Actualites/Regionale/20130306-Comment-communiquer-sans-parler.html
- image 10 www.auxilidys.fr
- image 11www.larousse.fr/encyclopedie/divers/optique/75111
- image 12 www.sensee.com/lunettes-de-vue-kaporal-kr1000-c01-noir.htm
- image 13 www.fcpe-ferney-voltaire.fr/liens/

7.5 Les référents


- Sylviane Tournier, aide correction du TPE
Aide orthographe, mise en page
Tél. 021/633.33.10


- Danielle et Antonio Macaluso, mes parents, qui ont suivi tout mon parcours scolaire de dyslexique
Aide rédaction, orthographe
Tél. 076/452.16.09

- Priska Bodmer, psychologue spécialisée en neuropsychologie FSP logopédiste diplômée ARLD
Aide interview
Tél. 021/311.51.22

- Association Dyslexie Suisse Romande, Jacqueline Ansias, Dr Virgile Woringer, Mathilde Goumaz tous membre de l'aDsr
Aide interview
www.adsr.ch

8. Remerciements

Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui m'ont aidée et soutenue tout au long de mon travail de fin d'apprentissage.
Sylviane Tournier pour la mise en page et l'orthographe,
Mes parents, Antonio et Danielle Macaluso, qui m'ont soutenue durant tout mon parcours scolaire et qui m'ont aidée à concrétiser mon TPE.
L'association aDsr Vaud et la logopédiste Priska Bodmer qui ont pris le temps de répondre à mes questions.

9. Glossaire


Définitions

1. Pathologie ; La science qui étudie des maladies et notamment leurs causes et leurs mécanismes.
2. Kinésiologue ; Désigne les médecins s'occupant de l'étude des mouvements humains.
3. Neurosensoriel ; Qui concerne le système nerveux et les organes des sens.
4. socio-culturel ; Qui concerne un groupe humain et sa culture.
5. normo-lecteur ; Lecteur normal
6. Phonologique, méta phonologique ; Est définie comme la capacité à opérer une analyse phonologique du langage oral qui conduit l'enfant à repérer puis isoler mentalement les éléments de parole constituant un mot.
7. Logopédie ; le logopédiste est un praticien qui accompagne les personnes de tous âges souffrant de troubles de la communication.
8. Graphème ; Unité minimale de la forme écrite d'une langue ayant son correspondant dans la forme orale (s, c, ss, sc, ç sont des graphèmes correspondant au phonème|s|.)
9. Substitution ; Élimination d'un mot par un autre au cours de l'évolution d'une langue.
10. Visuo-attentionnelle ; Trouble de la vision
11. Omission ; Oubli de lettre
12. Adjonction ; Ajout de lettre.

13. psycho-affectif ; Maladie relative au mental et à l'affectif.
14. Neuro pédiatrique ; Médecine spécialisé en neurologie chez l'enfant.
15. Motrice ; Ensemble des fonctions qui assurent le mouvement.
16. Segment ; Partie d'un mot
17. Induite ; Entraîner, avoir pour conséquence
18. Multifactorielle ; Qui relève de facteurs multiples
19. Phonème ; C'est la plus petite unité discrète ou distinctive
20 Corticale ; Qui désigne le cortex du cerveau
21. Ectopie ; Anomalie de situation d'un organe, généralement de nature congénitale
22. Oculomotrice ; Qui permet la motricité des yeux, relatif à la motricité oculaire
23. Convergent ; Avoir la même direction, se diriger vers un même point
24. Divergent ; Qui est en désaccord, qui s'oppose
25. Distorsion ; Torsion d'une partie du corps
26. Abstraction ; Opération par laquelle l'esprit retire un objet ou une relation de son contexte
27. Archaïque ; Ancien, qui n'est plus en usage, primitif
28. Cognitif ; Qui est lié au processus d'acquisition de connaissance
29. Déglutition ; Action d'avaler quelque chose

10. Annexes

Document crée part l'Adsr pour les enseignants

 adsr-vaud-2013-enseignants-1

adsr-vaud-2013-enseignants-2

 

 

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